Taux d'Alcool dans le Sang (TAC)
Le taux d'alcool dans le sang (TAC), ou Blood Alcohol Concentration (BAC) en anglais, mesure la concentration d'éthanol dans le sang, exprimée en grammes par litre (g/L) ou en milligrammes par décilitre (mg/dL) selon les pays. Il détermine le niveau d'intoxication alcoolique, avec des seuils légaux variant de 0,2 g/L (Suède) à 0,8 g/L (Royaume-Uni) pour la conduite automobile. Dans le contexte des boissons zero-proof, cette notion illustre pourquoi les traces d'alcool inférieures à 0,5 % vol. ne produisent aucune élévation mesurable du TAC.
Le TAC est influencé par une multitude de facteurs physiologiques : le poids corporel, la proportion de masse grasse et maigre, le sexe biologique (les femmes ont une activité alcool-déshydrogénase généralement plus faible), l'état de remplissage de l'estomac, la vitesse d'ingestion et le métabolisme hépatique individuel. Ces variables rendent les tables de correspondance « X verres = X g/L » très approximatives à titre individuel.
Les études pharmacocinétiques montrent qu'un adulte de 70 kg consommant une bière à 0,5 % vol. (330 mL) n'observe aucune élévation détectable de son TAC, le foie étant capable de métaboliser l'éthanol ingéré avant que celui-ci n'atteigne la circulation systémique en quantité significative. Cette donnée scientifique est fondamentale pour la communication des producteurs de boissons zero-proof.
Pour les personnes en récupération d'une dépendance à l'alcool, la question du TAC est cependant secondaire par rapport à la dimension psychologique : même un produit techniquement inoffensif sur le plan biochimique peut déclencher des mécanismes de rechute si son goût, son arôme ou son packaging évoque trop fortement les boissons alcoolisées. Les professionnels de l'addictologie recommandent une approche individualisée plutôt qu'une règle générale.
Fait méconnu : le TAC ne monte pas linéairement avec la consommation. Passé un certain seuil, la cinétique d'élimination de l'éthanol par le foie (environ 0,10-0,15 g/L/h chez un adulte moyen) crée un plateau, expliquant pourquoi la consommation rapide de grandes quantités produit des effets disproportionnés par rapport à la même quantité consommée sur plusieurs heures.